Femme quand même…

Tu coures les rues, offrant au bitume tes plus belles années 

Et aux gentils, ta peau basanée 

Mais tu restes femme quand même 

Tu roules ta bosse au-dessus des mauvaises langues 

Et salit ta propre langue 

Mais tu es femme quand même 

Tu alimentes les âmes faméliques 

De ton puits dense et unique 

Mais tu restes femme quand même 

Tu combles la misère des hommes 

Sous le soleil qui se rince les yeux 

Mais tu es femme quand même 

Tu ne connais point de chômage 

Et ton touché ne commet point de dommage 

Mais femme, tu l’es quand même 

Tu balayes les coins et recoins de ma ville 

Imprimant au plus offrant ton baiser subtil 

Mais je t’aime quand même 

Compagne, sœur ou épouse  Tu ne connais point de limite 

Mais tu es celle qu’on aime, Celle qu’on épie à son insu 

Celle qu’on insulte le cœur meurtri  Et qu’on supplie à genoux même 

Celle qu’on entretient à distance 

Celle qui connaît la clé de nos intimes danses 

Et qui nous révèle souvent à nous-mêmes 

Tu es cette balance qui soupèse nos maux , Et devant toi, on pèse nos mots 

Pour ne dire qu’un seul, je t’aime  NEMT 

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