MON MAPANE

Sur les ports humains, je tente de m’arrimer encore. Sont-ils tous partis ? Ceux qui nous donnaient de l’espoir ? L’écume a disparu dans les vagues et la mer n’est plus salée.

A peine sont-ils nés que déjà ont-ils disparue ? Je les cherche comme le vent en saison sèche. Je les cherche sous le sable du panane. Personne ne les voit, autant de voie, mais aucune voix. 

Je fends l’acier, la matière où je me noie, pauvre paysan universel qui cultive la faim dans le champ des humains où les aliments ne poussent plus. Il y a encore des quais sur lesquels on peu s’agripper, mais ça pue la graisse et ça colle comme la haine chez les vieillards. Alors je bande les yeux en pensant être sur un voilier de luxe.La mer est encore paisible ce matin, mais déjà la marée s’excite.

Pas d’embarcation pour les pécheurs, le paradis est un tirant et n’accepte pas le mal : Seul issue, le quai pour le docker qui s’endort sous le poids de la fatigue.

Le temps des songes ne renforce pas la chair des hommes, alors il dort, le ventre lourd de regret : le paysan du monde qui scrute l’horizon et cherche du pain. Les hommes ne sont pas morts, alors où sont-ils ?Dans le sacre de l’acier ? Dans la marée profonde de la faim ? Sous les quais ? Derrière les cocotiers ? Dans les puits sans fin ?

Ceux qui nous ont donné la force ne peuvent-ils pas renaîtrent ? Demain c’est loin mes yeux sont toujours bandés et je m’endors ainsi comme le docker, en espérant que les bateaux seront là quand les hommes seront là

leschozdemonkorps

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